La Responsabilité Sociale et Environnementale : Qu'est ce que c'est ?



La Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent leurs préoccupations sociales, économiques et environnementales à leurs valeurs, leur stratégie et leurs prises de décisions dans la gestion de leurs activités sur une base volontaire.

La commission européenne définit en 2011 la responsabilité sociétale des entreprises comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

Pour assumer cette responsabilité, il faut respecter la législation et les conventions collectives. Pour s’en acquitter pleinement, il faut avoir engagé en collaboration étroite avec les parties prenantes, un processus destiné à intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, des droits de l’homme et de consommateurs dans les activités commerciales et la stratégie de base.

Dans la pratique, cela implique la mesure de l’impact positif ou négatif de toutes les actions menées par l’entreprise, sur chacune des 3 composantes de la RSE.



Plus concrètement, de quelles préoccupations environnementales, sociales et économiques parle t-on ?


  • Le volet social 


Une démarche RSE peut :

  • Porter sur l’amélioration des conditions de travail et la sécurité des salariés ;
  • Développer leurs compétences
  • Promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes
  • Favoriser une plus grande diversité ethnique, sociale et culturelle au sein des équipes


  • Le volet économique

 

Il peut s’agir de :

  • Promouvoir une politique d’achats responsables ;
  • Respecter l’éthique et la déontologie de la profession ;
  • Mesurer l’impact des actions RSE mises en place


  • Le volet environnemental


La RSE peut consister :

  • à limiter les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise
  • à limiter la consommation de l’eau, l’énergie (électricité, carburant etc…)
  • à privilégier les locaux « durables » à faible consommation d’énergie et impact sur l’environnement
  • organiser le tri et le recyclage les déchets

 

L’entreprise se doit d’être la plus exemplaire plus possible dans sa gestion au regard des enjeux environnementaux et sociaux, et d’en tirer un bénéfice dans son exploitation.


Qui est concerné ?

 

Toutes les entreprises, quel que soit leur taille, leur statut ou leur secteur d’activité, peuvent mettre en œuvre une démarche de RSE.

  • Les grandes entreprises et les entreprises cotées sont de plus en plus soumises à des réglementations spécifiques. Depuis une quinzaine d’années, il leur est ainsi demandé de publier des informations sur leurs impacts environnementaux et sociaux (à travers le reporting extra-financier). Et depuis la loi sur le devoir de vigilance adoptée en 2017, les grandes entreprises doivent aussi mettre en place des mesures de surveillance qui permettent de prévenir les risques environnementaux (ex: pollution), sociaux (ex: violations de droits humains) et de gouvernance (ex: corruption) dans leurs unités de production, leurs filiales et chez leurs fournisseurs.


  • En tant que fournisseurs ou sous-traitants des grandes entreprises, les PME sont donc aussi de plus en plus incitées à adopter une telle démarche.


Pourquoi adopter une démarche RSE ?


Une démarche RSE va permettre à l’entreprise de mieux répondre aux défis auxquels elle est confrontée (changement climatique, approvisionnement, demande de transparence…) et aux attentes de ses parties prenantes qui sont de plus en plus nombreuses sur ces sujets. C’est aussi une nouvelle vision de son rôle et de sa responsabilité dans la société.


Quels sont les bénéfices que peuvent avoir les entreprises ?


Pour l’entreprise, une démarche de RSE est récompensée par une meilleure performance globale : elle assure son approvisionnement en matières premières, gère mieux ses risques, réalise des économies, se différencie davantage de la concurrence, attire et fidélise davantage ses collaborateurs.


  • Une image valorisée


D’abord, la RSE constitue un formidable levier pour travailler et optimiser la réputation de l’entreprise.

Les attentes des parties prenantes, qu’il s’agisse des consommateurs, des associations, syndicats ou actionnaires, étant de plus en plus fortes sur ces sujets, l’entreprise risque de voir son image ternie et donc de perdre une partie de sa valeur immatérielle (risques sur sa réputation). Dans une version plus positive, les consommateurs poussent aussi les entreprises à être plus transparentes sur les conditions de production et à proposer des produits plus respectueux de l’environnement et des travailleurs.

Vis-à-vis des grands donneurs d’ordre passés à la RSE et l’exigeant de leurs partenaires, l’entreprise se positionne aussi en interlocuteur crédible. Ces risques de moyen et long terme sont de plus en plus identifiés par les actionnaires et investisseurs. Ils sont de plus en plus enclins à choisir les entreprises qui identifient et gèrent le mieux ces risques et qui savent les transformer en opportunités.


  • Des économies


La RSE constitue aussi une source d’économies, en effet, par la réalisation d’audits notamment sur les consommations de l’entreprise (eau, énergie,…), le taux d’accidents de travail, les sources d’optimisation financières vont permettre d’identifier des impacts plus ou moins importants, et donc les frais généraux de l’entreprise s’en significativement allégés.


  • Maîtriser ses risques

 

Enfin, la RSE, parce qu’elle suppose d’auditer les conditions d’exercice de l’activité et les réglementations applicables, permet à l’entreprise de mieux anticiper et gérer ses risques, qu’il s’agisse des risques sociaux, juridiques ou environnementaux.

Au final, l’ensemble de ces bénéfices fait de la démarche RSE un axe stratégique intéressant pour toutes les entreprises. D’autant que la réglementation qui ne s’imposait qu’aux grands groupes (la loi du 9 novembre 2016 en matière de lutte contre la corruption, la loi 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d' ordre…), s’est étendue à l’ensemble des entreprises par la promulgation de la loi PACTE du 22 mai 2019 relative à la croissance et transformation des entreprises, qui impose l’intérêt social et la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux.


Sources :